Entretien
Culture

Sugaray Rayford : "La vocation du blues : raconter une histoire"

Festival des musiques des mondes moZ'aïque 2016

Personnalité charismatique à la puissance vocale hors du commun, Sugaray Rayford est une figure emblématique de la musique blues et soul. Réclamé par les plus grands festivals, c'est un honneur de l'avoir sur scène le dimanche 24 juillet 2016 à 20 h pour le festival moZ'aïque. Talent, sensibilité et générosité seront au rendez-vous avec celui qui, depuis ses débuts, subjugue le public par son énergie communicative. Immanquable.

  • lehavre.fr : Vous faites partie d’une longue liste de bluesman né au Texan (Stevie Ray Vaughan, Freddie King, Billy Gibbons, Johnny Winter, Calvin Russel...), le Texas est-il la véritable terre du blues ?

Sugaray Rayford : Oui, c’est un territoire riche et profond pour l’histoire du blues, comme le Mississippi. Lightnin’ Hopkins, Blind Lemon Jefferson, Johnny Copeland, Biggs Henderson et Sugaray Rayford (rires) pour n’en citer que quelques-uns ! Même Robert Johnson a vécu et a joué au Texas, et y a appris. C’est là qu’il était quand les gens ont pensé qu’il était allé au "Crossroads", il y est resté pendant deux ans.

  • lehavre.fr : Contrairement à ces artistes, vous ne jouez pas de guitare...

S.R. : En effet, je suis plus dans le genre de ces chanteurs de terrain qui existaient dans le temps, comme Otis Redding, Wilson Picket, Bobby Bland… Rien ne doit venir me distraire de la véritable vocation du blues : raconter une histoire. Le blues est une musique émotionnelle. J’essaie d’amener de la lumière sur ces sonorités.

  • lehavre.fr : Votre voix, puissante et claire, et votre énergie donnent l’impression que vous pouvez vous attaquer à n’importe quel répertoire...

S.R. : J’ai effectivement chanté d’autres types de musique. J’ai grandi en jouant et en chantant du gospel. J’ai fait aussi du rythm’n’blues et du jazz ! Quant à l’énergie sur scène, elle émerge de l’amour de la musique, et du savoir de nos ancêtres. Ceux qui ont combattu et sont morts pour que des gens comme moi puissent faire ce qu’on fait aujourd’hui. Ils veillent sur nous...